Mothe de Pineuilh

Les seigneurs du marais : l’habitat fossoyé de la Mothe de Pineuilh (Gironde, Xe-XIIe s.)

Fouille préventive puis Action concertée de recherche (CNRS-Ministère de la Culture-Inrap)

 

Le site de La Mothe de Pineuilh a fait l’objet d’une fouille préventive à l’occasion du contournement de la ville de Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) en 2002-2003. Implanté dans le marais engendré par un petit affluent de la Dordogne, cet habitat élitaire de taille modeste a livré une grande quantité de matériaux organiques (bois d’œuvre et objets), qui ont permis une datation dendrochronologique très fine de ses premiers états.


Porteur(s) scientifique(s) :
Craham
Direction scientifique :
Frederic PRODEO (Inrap/UMR PACEA)
Luc Bourgeois
Liste des membres du projet :

Catherine Ballarin (Inrap), Guy Barbier (vannier), Michel Barrère (DRAC Occitanie), Vincent Bernard (CNRS/CreAAH), Pascal Bertrand (Inrap), Anne Bouchette (Inrap), Luc Bourgeois (Craham), Frédéric Boutoulle (Université Bordeaux-Montaigne/Ausonius), Jacques-Elie Brochier (CNRS/Lampea), Claire Chahine (CNRS hon.), Frédéric Chandevau (Inrap), Benoît Clavel (CNRS/MNHN), Michel Coste (Cemagref), Valérie Deloze (Inrap/CreAAH), Nadine Dieudonné-Glad (Université de Poitiers/Herma), Frédérique Durand (Inrap/Traces), Sylvie Faravel (université Bordeaux-Montaigne/Ausonius), Vincent Geneviève (Inrap), Gaëtan Jouanin (CRAVO/MNHN), Yannick Le Digol (Dendrotech/CreAAh), Chantal Leroyer (MCC/CreAAh), Mathieu Linlaud (Université Paris-Nanterre/ArsCan), Pierre Mille (ISTHME), Véronique Montembault (BnF), Philippe Poirier (Inrap), Nicolas Portet (Landarc), Frédéric Prodeo (Inrap/PACEA), Bruce Velde (Laboratoire de géologie, ENS), Jean-Hervé Yvinec (Inrap/MNHN)

 

Partenaire(s) :

Ministère de la Culture/Sous-direction de l’archéologie

CNRS

INRAP

Historique du projet et objectifs scientifiques

Le site de La Mothe de Pineuilh a fait l’objet d’une fouille préventive à l’occasion du contournement de la ville de Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) en 2002-2003. Implanté dans le marais engendré par un petit affluent de la Dordogne, cet habitat élitaire de taille modeste a livré une grande quantité de matériaux organiques (bois d’œuvre et objets), qui ont permis une datation dendrochronologique très fine de ses premiers états.

 

Le site est établi dans les années 975-983, sous la forme d’une grande maison entourée d’une enceinte de terre, accessible par une passerelle franchissant un large fossé en eau. Remaniée en 995, la résidence prend à partir de 1044 l’apparence d’une modeste motte surmontée d’un bâtiment. Ce second état se perpétue jusque dans les années 1190. Le site est alors progressivement déserté et probablement déplacé vers la nouvelle maison noble de La Mothe, 500 m au nord.

 

L’équipe pluridisciplinaire réunie après une longue période de traitement des vestiges organiques s’achemine vers la publication d’une monographie de ce site exceptionnel.