Le château de Caen

Le château de Caen (XIe-XXIe s.) : archéologie, histoire, iconographie

Projet collectif de recherche

Ce projet collectif (2019-2021) a pour objectif de contribuer à une relecture globale de cet édifice majeur, du XIe siècle à nos jours.


Porteur(s) scientifique(s) :
Craham
Direction scientifique :
Luc BOURGEOIS, Craham
Liste des membres du projet :

Michel Besnard (Inrap), Mickaël Biabaud (Musée de Normandie), Ludivine Boyer (Unicaen), Éric Broine, (Unicaen/Craham), Thibault Cardon (CNRS/Craham), Gaël Carré (SRA Normandie/Craham), Antoine Cazin (Fabrique des patrimoines de Normandie), Michel Daeffler (CNRS/MRSH Caen), Antoine Dauvin (Unicaen/Histémé), Stéphanie Dervin (Inrap/Craham), Adrien Dubois (Craham), Laurent Dujardin, (Craham), Hélène Dupont (Inrap/Craham), Étienne Faisant (post-doctorant), Jean-Claude Fossey (Unicaen/Craham), Alban Gottfrois (Ville de Caen/Craham), Patrice Gourbin (ENSA Rouen), Bénédicte Guillot (Inrap/Craham), Guillaume Hulin (Inrap), Laurence Jean-Marie (Unicaen/Craham), Pascal Leroux (Musée de Normandie), Jean-Marie Levesque (Musée de Normandie), Pauline Petit (Inrap/Craham), Valentin Schneider (Fondation nationale hellénique de la recherche).

L’histoire du vaste château de Caen (5,2 hectares hors défenses avancées) peut être scindée en trois grandes étapes : un complexe castral scindé entre un secteur palatial et administratif et le quartier d’habitat qui se dresse autour de l’église paroissiale Saint-Georges; un lieu de garnison perdant progressivement sa fonction stratégique à partir de la fin du Moyen Âge puis un site patrimonial depuis la fin de la seconde Guerre mondiale.

Le château de Caen et les îlots urbains établis au pied de son système fossoyé ont fait l’objet de 23 interventions archéologiques et de nombreuses études architecturales partielles depuis 1949. La documentation dispersée issue de ces travaux, tout comme l’énorme corpus textuel et iconographique conservé, sont aujourd’hui difficiles à embrasser pour le millénaire d’occupation qu’a connu ce site. La mise en place de ce projet collectif de recherche, associant – entre autres – des archéologues, des historiens et des historiens de l’art, paraissait donc nécessaire pour envisager une lecture plus globale de ce monument complexe et de son environnement immédiat, appuyer en aval et en amont les opérations de fouilles ou de relevés et fournir des éléments utiles au vaste programme de restauration et de mise en valeur du site initié en 2017.

Les opérations réalisées en 2019 ou en cours comprennent la mise en œuvre d’un corpus textuel et iconographique couvrant l’ensemble de l’histoire du site. Un second volet porte sur la réalisation d’un plan topographique détaillé, d’un système d’information géographique et d’une couverture géoradar. Parallèlement, l’inventaire de la riche collection de graffitis dispersée dans l’enceinte utilise la Reflectance Transformation Imaging (RTI). Enfin, un dernier axe d’enquête porte sur la synthèse des différentes collections de mobilier livrées par les opérations archéologiques.